Gomorra, le film de
Matteo Garrone, est un film ambitieux. Comment retracer
un livre enquête (celui de
Roberto Saviano, vendu à 1 200 000 exemplaires en Italie, traduit en 42 langues), comment montrer la déliquescence napolitaine sans passer par le spectaculaire ?
Un film fiction qui parle du réel.
Des histoires parallèles. Des croisements parfois, mais assez peu. La violence, la mort au quotidien. La vengeance de la vengeance de la vengeance. Le poison d'une aide aux démunis qui devient vite demande d'allégeance. Les déchets source d'enrichissements. Les gamins qui jouent aux caïds et finissent une balle dans la tête.
Un film déroutant, le gâchis d'une génération tout entière.
Le Littérroriste