Né dans la rue - Graffiti

Le dispositif de Né dans la rue a au moins le mérite d'être simple : au rez de chaussée: une salle pour les "héritiers" du mouvement (sans grand intérêt, avec un manque de mise en perspective des auteurs vraiment problématique) , et une salle de projection, beaucoup plus intéressante, avec notamment un documentaire sur les pixadores de Sao Paulo pour qui les bâtiments de Sao Paulo deviennent réellement les pages d'un écrit gigantesque.
Au sous-sol, les murs périphériques reproduisent des fresques restées célèbres. Malheureusement, l'éclairage et le manque de recul ne permet pas de les apprécier correctement. Quelques photos de rames de métro refaites à la sauce hip-hop nous permettent de distinguer les différents styles graphiques du début des années 80. Des armes de guerre (les bombes de peinture, les clés permettant d'ouvrir les rames de métro, un uniforme de chaminot pour mieux s'introduire dans les terminaux du métro) précédent la liste touchante des morts au front, décapités par des ponts, coupés en deux par des rames, etc.) Des extraits de Wild Style (avec Lee Quinones dans le rôle principal) sont projetés, entre un Basquiat (avec qui Quinones a partagé un atelier au début de sa carrière) et un Keith Haring. Enfin, une projection signée Evan Roth capte la gestuelle de l'acte calligraphique en une vidéo noir et blanc pixellisée du plus bel effet.
Au final, une exposition intéressante, même si elle échoue à représenter clairement la genèse des motivations, des pratiques et des styles.
Le Littérroriste
ps: pour la route, une photo de Lee devant le garage de son atelier, prise par votre serviteur en 2000, photo évidemment inédite.

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